Nous voici au départ de cette marche . Nous quittons la maison des jeunes de CHEVETOGNE (CINEY) pour cette marche de 22 km oganisée par le club de la localité "LES FOUGNANS".
CHEVETOGNE est l'un des plus anciens villages de l'entité.
Enhet demeura de tout temps terre liégeoise, siège d'une seigneurie féodale hautaine.
Rappelons que Chevetogne était une enclave luxembourgeoise dans la principauté de Liège:
cette enclave était rattachée depuis le XVe siècle à la seigneurie de Han-sur-Lesse;Enhet était territoire liégeois, enfin Ronvaux et les Hirs faisaient partie du ban de Leignon,au Comté de Namur.

Au départ, dans la salle, nous rencontrons par hasard deux lecteurs du blog, cabotine et son époux ou du moins compagnon.


Il est temps de partir, nous traversons le village et passons devant son église, l'air est vivifiant, il a gelé à - 6 cette nuit.


Nous remontons vers le ravitaillement de MONT-GAUTHIER, sur le chemin la montgolfière de la ville de ROCHEFORT nous survole.
MONT GAUTHIER est un important village étiré sur une crête dominant la Famenne. Axe principal dédoublé au centre, entre l'église et la ferme-château à l'ouest où s'étend l'ancienne place du Baty.
Petits groupements mitoyens dont les constructions en brique, de la fin du XIXème et du début du XXème s., conservent des traces de colombages. Route de Givet, quelques alignements intéressants pour leur implantation traditionnelle.
Chapelles du XIXème s. aux extrémités de la localité.
En 1856, des cimetières à incinération belgo-romains du 3ème siècle furent découvert au lieu dit "Male Fosse".
Avant la fusion des communes, la commune de Montgauthier englobait les hameaux de Briquemont, Laloux et Frandeux.
Montgauthier, en wallon "Malautchi", s'appelait Mons Walcheri en 1139; Monlevachier en 1330; Mont Le Wauthier en 1512 et Molwachier en 1597.
http://www.rochefort.be/




Ici passage devant cette petite grotte érigée par un particulier

Durant cette très belle marche, nous allons principapelement emprunter des chemins et bois privés que nous ne connaissions pas.
Passage devant ce monument à la mémoire des martyrs des nazys durant la seconde guerre mondiale.


Ici martine pose pour la photo


Passage sur ce terrain où nous nous faisons la réflexion que s'il avait plu cela aurait été un véritable bourbier suite aux fouilles des sangliers.

Nous voici revenus à CHEVETOGNE.
Nous passons devant le monastère de la localité.
Le monastère de Chevetogne a été fondé à la fin de l’année 1925 par Dom Lambert Beauduin (1873-1960) qui, comme moine de l’abbaye du Mont-César (Louvain), avait auparavant animé le renouveau liturgique en Belgique. La rencontre de l’Orient chrétien a rendu Dom Lambert Beauduin conscient de la division des églises et a inspiré son projet de fonder un monastère dédié à l’unité des chrétiens.
La lettre Equidem Verba (1924) du pape Pie XI adressée à l’Abbé primat de l’Ordre bénédictin afin d’attirer son attention sur la question de l’unité, lui permit de réaliser cette nouvelle fondation; au mois de décembre 1925, le Père Beauduin s’installe avec quelques confrères à Amay-sur-Meuse (diocèse de Liège), d’où la communauté déménagera à Chevetogne (diocèse de Namur) en 1939. Le 11 décembre 1990 le prieuré de Chevetogne a été élevé au rang d’abbaye.
Dès la fondation, Dom Beauduin, tout en approfondissant ses relations avec l’anglicanisme, travailla au lancement d’une revue œcuménique Irénikon, consacrée à la recherche de l’unité entre les églises, qui commença à paraître dès avril 1926 et continue jusqu’aujourd’hui.
Par ses contacts avec des personnalités des églises et communautés séparées de Rome (orthodoxie, anglicanisme, protestantisme), l’accueil des hôtes, la célébration liturgique selon les traditions liturgiques byzantine et latine, l’organisation de colloques théologiques depuis 1942, la communauté de Chevetogne a voulu engager un dialogue loyal avec les chrétiens d’autres confessions et faire connaître aux chrétiens d’Occident la richesse de la tradition de l’Orient chrétien.
Le monastère de Chevetogne marchait ainsi sur la voie nouvelle frayée par les précurseurs de l’idée œcuménique dans l’église catholique (Fernand Portal, Max de Saxe).
Le monastère a ainsi contribué pour sa part à faire évoluer l’attitude de l’église catholique en faveur de l’œcuménisme (recherche de l’unité entre les églises par un dialogue sur pied d’égalité), qui deviendra sa doctrine officielle au Concile Vatican II (1962-1965).
Aujourd’hui encore, la communauté de Chevetogne prie, travaille, accueille ses hôtes avec au cœur la prière du Christ avant sa passion: "Qu’ils soient un".
http://www.monasterechevetogne.com/




Il ne nous reste plus qu'à "plonger" sur le village, puis remonter sur le versant où se trouve la salle du départ pour boucler le parcours.
Très agréable marche bien fléchée au parcours diversifié.