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LOUGRE  
lougre Entre ciel et terre
Login Le lougre est un petit bâtiment généralement gréé de trois mâts à pible (c'est-à-dire fait d'une seule partie) : mât de misaine, grand-mât, mât d'artimon (ou mât de tape-cul), portant des voiles à bourcet. Les voiles sont gréées au tiers. Certains mâts peuvent être gréés de huniers et de perroquets. Les lougres peuvent être de guerre, de pêche (bisquine) de transport (chasse-marée) Progressivement remplacé par les cotres ou dundee.
Categorie : Poésie
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Derniere mise à jour : 19/07/2008
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Ballade à Vaugrenier
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Je marche dans un grand parc, au pas lent du promeneur.

Respirant le bon air qui me vient de la mer : Les allées sont presque désertes,

Ainsi : L’on peut dire bonjour sans avoir l’air ridicule.

Quand soudain ! Au détour du chemin, un rouge gorge m’aborde…

Me fait voir mon univers par l’autre bout de la lorgnette.

Se pose sur mon épaule et me dit : « Je te prends pour un arbre, sois gentil de marcher doucement, car je suis fatigué de voler. »

Je reprends mon pas payant qui me pousse vers l’avant, avec mon compagnon qui chante dans le vent ! Sautillant sur mon épaule, il me murmure à l’oreille :

« Un cadeau je vais te faire, écoute attentivement ! »

Quelques notes de musique par mes sens atteignent mon esprit, se parent de mot, descendent à ma bouche pour que mes lèvres au présent les fredonnent.

« Quand les mots chantent dans ma tête, je m’en vais où là, je m’en vais où ça,

Je m’en vais faire une chansonnette qui j’espère vous plaira ! »

« Merveilleux petits oiseau ! Pourquoi à moi ? Pourquoi ici ? » Il me répond gentiment : C’est que tu vois la vie tout autrement, tu es resté un grand enfant »

« Mais continuons ! La visite n’est pas finie. »

Nous croisons alors une divine, qui surprise, s’indigne, et me prend pour un fou,

À parler ainsi tout seul… Mon ami à ses yeux se montre.

La belle ébahie, me dit :

« Monsieur ! Sur votre épaule ! Un oiseau ! Un oiseau ! »

Prenant ses mains, les posant sur mon cœur ; je lui fredonne mon jeune refrain :

« Quand les mots chantent dans ma tête, je m’en vais où là ! Je m’en vais où ça !

Je m’en vais faire une chansonnette qui j’espère vous plaira…

Oh ! Douce inconnue venait avec nous, car dans mon univers de telles fleurs il n’y a pas. » La fille conquise ! À mon bras soumise; me dit :

« Oh ! Monsieur, emmenez-moi dans ce monde inconnu. »

Je l’entraine alors dans ma sphère d’argent, et dévoile à ses yeux, mille beaux tourments…

Qui de mes cieux aux couchés, et levés de soleil surprenant !

Qui de mes étendues d’eau, qu’elles soient Océans, lacs ou étangs !

Mes sentiers de montagnes où raisonnent encore, les carillons de mon enfance !

Ici tout est chaleur, lumière, couleurs, senteurs !

« Madame ! Il nous faut partir, car ici nul ne demeure… »

La sphère doucement se referme ; Et nous sommes à nouveau dans le parc.

Alors la belle me dit :

« Oh ! Qu’elles douces vibrations, comment en ces lieux vous remercier Monsieur ? »

« Un amical baiser suffira très chère. »

Sa bouche sur ma joue se pose, et elle disparaît, ainsi que l’oiseau qui m’a fait rêver…