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| LOUISXVI | |||
| Titre de mon blog | |||
| Qui pourrait bien aller faire son stage de rtoisieme annee d ecole de commerce dans un prtit pays perdu ou le drapeau de du marteau et de la fossille flotte toujours?...benh moi | |||
| Categorie : Journal Intime |
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| Derniere mise à jour : 01/01/2009 |
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| Mardi 14 octobre |
J’ouvre ma fenêtre tous les matins. Ça me permet de ne pas avoir d’air chaud pendant un petit instant. C’est très agréable. Romolo m’a dit que je pouvais me lever à 9h mais Duang m’a dit qu’elle allait au temple à 7h30. La voisine d’à côté joue avec ses chiens. Ça alors, elle parle français. […] Je pars pour un Vat. Je tombe sur le lao que je connais de mon quartier. Faudrait que j’arrive à me rappeler son nom se serait plus facile. Il y a une petite fille chez lui toute mimi avec un petit chiot qui doit avoir proportionnellement le même âge. Elle essaie de manger un yaourt avec une cuillère. Pendant qu’elle regarde ailleurs, le chiot tape dans sa cuillère et dans le pot. Sa maman passe puis elle s’en va la laissant seule alors qu’elle doit avoir 1 an et demi. La petite fille elle s’en va toute seule à l’opposé. En France jamais on ne pourra voir des petites filles de moins de deux ans se balader toutes seules dans les rues. Le vieux monsieur qui ne connaît pas son âge m’emmène. Il y a des sacs de sable de la digue qui ont été détournés pour combler des nids de poule. Ils sont bêtes ses lao ils ne déversent pas le sable ils le mettent avec l’emballage ce qui fait de nouvelles bosses. Je vois une deux chevaux chez un particulier. Je me demande comment elle est arrivée là. Le Mékong est magnifique. Il fait super beau. L’eau est en revanche très marron. Le Vat est sur le bord du fleuve. Il y a du monde dans la bâtisse principale. Ils sont tous assis à même le sol, les deux jambes sur les côtés. Je retire mes savates, monte les marches et m’assoie à leur côtés. Il doit y avoir une petite centaine de personnes. Quelqu’un se met à parler en chantant. Ça doit être celui qui anime la cérémonie. Les gens ont tous les mains collés paumes contre paumes et se baissent en avant plusieurs fois. Il y a surtout des femmes. Toutes on l’habit traditionnel comme les hôtesses de l’avion. Quelqu’un frappe un grand disque comme dans Tintin au Tibet. Ça raisonne. Celui qui frappe a du faire une bêtise parceque tout le monde se met à rigoler. L’ambiance est très légère. L’animateur dit des incantations en chantant. Tous les gens se baissent alors et versent lentement une fiole dans un genre de vase argenté que chacun a apporté avec des offrandes (argent, nourriture, fleurs, cadeaux, etc…) Il y a des bonzes sur l’hôtel. Il y a de la nourriture à gogo. Il doit y avoir 200 bols de nourriture sur des tables basses pour une dizaine de bonzes. Les bonzes commencent à manger. Il y a derrière la statue principale de Buddha une croix gammée. Ici elle est rose avec des genres de pétales autour. Je me dis que cette fête doit être très suivit. En effet, il y a un Vat par pâté de maison. Le vieux me rejoint dans la bâtisse ou se déroule la cérémonie. Il est donc pied nu. Ces pieds sont rouges très écorchés. Nous repartons. Les gens déposent de la nourriture sur certaine tombes. Un chien passe après pour tout manger. Le vieux m’emmène dans un autre Vat un peu plus loin. […] Des jeunes jouent au foot. La balle est en osier. Ici, les gens crachent beaucoup par terre. Je quitte le deuxième vat pour rejoindre Romolo à la maison. Il est 9h du matin. Je quitte le vieux monsieur et le remercie. […] Je parle avec Romolo. Il m’a dit qu’il a toujours suivit l’homme de la Trinité en Bretagne et qu’avant les dernière élections lorsqu’il a vu que Jospin n’était pas au second tour mais que son candidat y était, Il me dit « tu ne peux pas t’imaginer à quel point j’étais content et heureux ». Il habitait vers république et tous les soirs, il y avait des manifestants hostiles. Lui ça le faisait marrer. Ce qu’il a trouvé par contre scandaleux, c’est l’absence de débat. Au deuxième round. Quand il n’y a plus sont favoris, il prend ce qu’il reste. Il me dit cependant qu’il n’arrive pas à voter à gauche c’est plus fort que lui. Je souris. […] Je finis de mettre à jour mes écris. Poui est revenu mais pas Some. Ce soir c’est Aloï Kat Ho. Tout le monde va sur le bord du Mékong pour déposer des offrandes dans l’eau. C’est aussi là qu’il y a des boules de feu qui jaillissent du Mékong. C’est le jour de la pleine lune de novembre ; Il y a un mois de décalage dans le calendrier Lao. […] Duang mange une barre de riz enrobé de feuille de bananier. Willy l’indien m’a ramené comme il l’avait dit sa mixture indienne pour moi. Je la mange avec du pain. Un peu spyci tout de même. […] Poui me dit qu’elle va résigner son contrat aujourd’hui à Shinawatra parce qu’elle va ouvrir prochainement son magasin. Me voilà bien. Je vais me retrouver vraiment tout seul. Je demande à Hang si elle va sur les bords du Mékong après. Elle me dit oui. Finalement Poui reste jusqu’à la fin du mois. […] Je pars de l’entreprise pour aller chez Hang. Des tas de gens lancent des pétards asiatiques. Chez elle il y a plus de monde que la dernière fois. Il y a un occidental. Je me mets à parler avec lui. C’est un anglais. Il est venu en Thaïlande il y a 9 ans il n’en est jamais reparti. Il est marié à une Lao et est moniteur de plongée sous-marine. Il ne veut plus revoir l’Angleterre. Il me dit qu’on est trop bien ici. Poui arrive. […] Nous partons à cinq pour le Vat qui est juste en face de chez Hang. Il fait bien évidemment nuit. Des gens sont encore là pour prier. Nous sortons ensuite. Un Vat c’est en gros une propriété délimité par un muret avec plusieurs constructions à l’intérieur dont le Kong, le lieu ou les gens pris et un genre de petit monument ou avec un bouquet de fleur bougie et encens on faire trois fois le tour puis on dépose la germe et on demande ce que l’on veut à Bouddha. Je me suis exécuté. Nous repartons ensuite rejoindre le bord du Mékong. Poui s’arrête au niveau d’un marchand d’offrandes flottantes pour le Mékong. C’est un truc rond avec fleur verdure et un pique d’encens. Nous descendons. A pied au bord du Mekong. Il y a de la vase partout. Il y a un ponton en bois de 30 cm de large un peu bancale pour pouvoir mieux déposer sa germe. Poui rajoute 1000 kips dans sa germe. Certains rajoutent d’autres choses. A mon tour. Je vais au bout du ponton. A côté, je vois un jeune dans l’eau. On le discerne difficilement car il fait nuit depuis déjà plusieurs heures et il n’y a pas d’éclairage. Il regarde dans les germes qui ont été données au fleuve s’il ne trouve pas des billets. Les gens ont l’air de ne rien dire ou de faire semblant de ne rien voir. Nous allons à une terrasse juste au dessus qui est perchée dans le vide au dessus du fleuve. Je dois aller aux toilettes. Ils sont très inclinés. Ecore un peu et je me retrouve dans l’eau. Ce soir j’en ai marre de la nourriture lao et ne veux pas nom plus de bière. Peut être suis-je à moitié barbouillé ou est du mal à suivre le caractère des laos. Poui, Hang et deux autres prennent leurs plats avec des trucs épicés etc…. Moi je demande de la viande avec des french fries. D’habitude j’ai toujours le sourire et parle comme un moulin mais là je suis évasif. Ils ne comprennent pas vraiment et ça les désappointe Poui me demande toutes les cinq minutes si ça va. Mes frites arrivent. Elles font le tiers en longueur d’une frite française et ne font que croustiller, il n y a pas de pomme de terre molle à l’intérieur. Le truc est plein de graisse. Je n’ose pas imaginer l’état de l’huile qui a permis de les cuire. Ça n’aide pas pour mon sourire. Ma viande arrive elle est très rouge. Ici il faut prendre bien cuit pour éviter tout risque. Je n’arrive donc pas à manger. J’en ai marre de leurs plats. […] Elles me ramènent à la maison. Je sens que mon humeur a un peu sapé leur fête traditionnelle. J’en suis confus mais quand ça ne veut pas ça ne veut pas. Je fini le chemin à pied en trottinant ; il faut absolument que j’aille au toilette de toute urgence parcequ’en attendant Poui, ils m’ont encore offert de la Beerlao que je n’ai que moyennement appréciée tout à l’heure avant d’aller au Vat…. Il n’y a pas de lumière dans le petit chemin devant chez moi. Clac, clac, clac font mes savates pendant que je trottine…..BIIIME !!! Je me casse la figure de tout mon long avec mon sac sur le dos. Il ne manquait plus que ça pour que ma bonne humeur revienne. Je me suis pris un galet dans une fin de nid de poule avec mes savates qui se sauvaient. Ouilleouilleouille. Ramzi et Mohamed quittent la maison. Ils rigolent en me voyant sautiller. J’arrive dans la salle de bain. Je me suis abimé par deux endroits au pied droit et un endroit au pied gauche. L’éraflure principale est sous mon genou gauche. Je me jette sous la douche froide que je ne prends même pas le temps de trouver froide et nettoie sept fois successives chaque plaie pour laisser aucune chance à quelconque bactérie. Je vais me coucher et prends un t-shirt pour mettre sur mon genou pour ne pas avoir de sang sur mon lit.
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